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Le Royaume-Uni rejoint le mouvement mondial contre le travail forcé

22 janvier 2016

Le Royaume-Uni est devenu le troisième pays à ratifier le Protocole de 2014 relatif à la convention sur le travail forcé, 1930, rejoignant ainsi Le Niger et la Norvège qui l’ont signé en 2015.

Photo: Falaises blanches de Douvres, Royaume-Uni (Immanuel Giel)

©lisakristine.com

Le Royaume-Uni est devenu le troisième pays à ratifier le Protocole de 2014 relatif à la convention sur le travail forcé, 1930, rejoignant ainsi Le Niger et la Norvège qui l’ont signé en 2015.

«C’est une avancée importante et appréciable dans la lutte contre le travail forcé», a déclaré le Directeur général de l’OIT, Guy Ryder. «La ratification du Royaume-Uni indique clairement que le mouvement mondial prend de l’ampleur pour lutter contre ces pratiques abominables qui humilient et asservissent des millions de personnes à travers le monde.»

Le Royaume-Uni dispose d’un solide bilan dans la lutte contre le travail forcé. Il était parmi les premiers pays à ratifier la Convention sur le travail forcé, 1930. L’année dernière, le Royaume-Uni a adopté la «loi britannique sur l’esclavage moderne », qui renforce le cadre juridique de la lutte contre toutes les formes de travail forcé.

Dans un communiqué publié par le Ministère de l’Intérieur du Royaume-Uni, Karen Bradley, ministre britannique chargée de la Prévention des pratiques abusives et de l’exploitation a déploré: «Malheureusement, le travail forcé peut être présent dans tous les secteurs, mais le gouvernement britannique ne restera pas sans réagir quand des criminels tirent profit du commerce de la misère humaine.»

«C’est pourquoi nous nous sommes engagés à collaborer avec l’Organisation internationale du Travail et d’autres pays pour apporter la meilleure protection possible aux victimes et traduire les auteurs en justice.»

«Dans le cadre de notre loi phare sur l’esclavage moderne, nous veillons d’ores et déjà à ce que les personnes coupables d’infractions liées au travail forcé passent leur vie derrière les barreaux; notre loi sur l’immigration va s’assurer que le Gangmasters Licensing Authority (le GLA est l’Autorité chargée d’accorder des licences aux recruteurs) dispose de nouveaux pouvoirs d’investigation afin d’identifier les travailleurs exploités.»

La recherche de l’OIT  montre que le recours au travail forcé génère environ 150 milliards de dollars de profits illicites par an — pour la plupart dans les économies développées et l’Union européenne. Le travail forcé affecte notamment les travailleurs domestiques et de nombreuses personnes dans l’agriculture, la pêche et la construction. Les femmes et les filles, en particulier, sont victimes d’exploitation sexuelle à des fins commerciales.

Le GLA, organisme public mis sur pied par le gouvernement britannique pour lutter contre le travail forcé, est l’un des partenaires britanniques de notre campagne 50 for Freedom  contre l’esclavage moderne, ainsi que l’Ethical Trading Initiative (ETI, Initiative pour un commerce éthique) et l’Institute for Human Rights and Business (IHRB, l’Institut des droits de l’homme et des entreprises).