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Antigua-et-Barbuda renforce son engagement dans la lutte contre le travail forcé

17 août 2021

Antigua-et-Barbuda est devenu le 55e pays dans le monde à ratifier le Protocole de 2014 de l’OIT sur le travail forcé.

Photo: Half Moon Bay, Antigua (© Heatheronhertravels.com)

©lisakristine.com

Le 28 juillet 2021, Antigua-et-Barbuda a ratifié le Protocole 2014 de l’OIT sur le travail forcé, devenant ainsi le 55e État membre de l’OIT et le deuxième dans les Caraïbes à devenir partie à ce procotole. Par cette ratification, Antigua-et-Barbuda démontre son engagement à lutter contre le travail forcé sous toutes ses formes.

La pandémie de COVID-19 a sévèrement touché le monde du travail. En plus des dangers en matière de santé publique, les moyens de subsistance de millions de travailleurs vulnérables sont menacés, accentuant ainsi le risque de se retrouver dans une situation de travail forcé. C’est pourquoi il est essentiel que les principes et droits fondamentaux au travail soient placés au centre des efforts de reprise, y compris l’élimination du travail forcé sous toutes ses formes.

Le Protocole demande aux États membres de prendre des mesures efficaces afin de combattre le travail forcé, de protéger les victimes et de leur donner accès à la justice et à des réparations, telles que des indemnisations. Aujourd’hui à travers le monde, selon l’OIT, 25 millions d’hommes, de femmes et d’enfants sont encore pris au piège dans des situations de travail forcé. Les victimes subissent des violences, des menaces et des contraintes dans différents secteurs de l’économie comme le travail domestique, le bâtiment, l’industrie, l’agriculture et la pêche.

Cette ratification constitue la dernière étape en date dans le cadre du combat mené par le pays contre le travail forcé et la traite des êtres humains. Elle fait suite à l’adoption en 2010 par Antigua-et-Barbuda d’une loi visant à prévenir la traite des êtres humains qui criminalise la traite des personnes à fins d’exploitation par le travail et d’exploitation sexuelle, en prévoyant des peines sévères pour les contrevenants. En procédant à la ratification du Protocole de l’OIT, le pays pourra ainsi poursuivre ses efforts en vue d’atteindre la cible 8.7 des Objectifs de développement durable qui vise à éradiquer le travail forcé, l’esclavage moderne et la traite des êtres humains.