Elle est le sixième pays européen à ratifier le Protocole, après la France, l’Estonie, la Norvège, la République tchèque et le Royaume-Uni.

En recevant l’instrument de ratification au siège de l’Organisation internationale du Travail à Genève, le Directeur général Guy Ryder a déclaré:

«La Finlande a fait part de sa détermination à rejoindre le mouvement mondial pour mettre fin à ce fléau une fois pour toutes».

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 Terhi Hakala, Ambassadrice, Mission permanente de la Finlande auprès des Organisations internationales à Genève, et Guy Ryder,  Directeur général de l’OIT
© Organisation internationale du Travail/Marcel Crozet

Le Représentant permanent de la Finlande auprès des Nations Unies à Genève, l’Ambassadrice Terhi Hakala, a décrit le travail forcé comme «une grave violation des droits humains des travailleurs».

«Il est urgent de renforcer l’action de l’OIT ainsi que la mobilisation de ses mandants afin de prévenir le travail forcé, pour protéger les victimes et leur donner accès à des voies de recours», a-t-elle ajouté.

L’Ambassadrice Hakala a aussi souligné l’importance du Protocole sur le travail forcé pour lutter contre le travail forcé qui touche près de 21 millions de personnes dans le monde.

«Le Protocole sur le travail forcé appuie les actions visant à protéger les victimes les plus vulnérables de l’esclavage moderne à travers le monde. Le Protocole exige des gouvernements qu’ils prennent des mesures pour mieux protéger les travailleurs, en particulier les travailleurs migrants, face aux pratiques de recrutement abusives et frauduleuses. Il souligne aussi le rôle des employeurs et des travailleurs dans la lutte contre le travail forcé. La Finlande s’est engagée dans une coopération mondiale et une action nationale en la matière».

La Finlande fut l’un des premiers pays à ratifier la Convention (n° 29) sur le travail forcé, 1930 en 1936 et la convention (n° 105) sur l’abolition du travail forcé, 1957 en 1960. Elle a élaboré un solide cadre juridique et institutionnel pour combattre la traite des êtres humains qui, en Finlande, est une infraction pénale depuis 2004. Une première Stratégie nationale de lutte contre la traite des êtres humains a été adoptée en 2005. Plus récemment, un Rapporteur national sur la traite des êtres humains a été nommé.