La Pologne est le treizième pays à ratifier le Protocole sur le travail forcé et le huitième Etat membre de l’Union européenne à le faire.

Le pays est engagé de longue date dans la lutte contre le travail forcé avec l’introduction d’un programme visant à prévenir et à combattre la traite des personnes dès 2003 et la création, en 2004, d’un groupe de travail anti-traite. La Pologne a aussi régulièrement renforcé son cadre juridique; elle a notamment adopté, en 2010, des amendements qui ont introduit dans le Code pénal les définitions de l’esclavage et de la traite des êtres humains et prévu des peines d’emprisonnement.

Suite à l’adoption de la Loi sur les étrangers en 2013, les victimes de la traite peuvent bénéficier d’une période de réflexion et d’un permis de résidence quand elles sont étrangères. L’assistance aux victimes de la traite est apportée par le Centre national de consultation et d’intervention pour les victimes de la traite (KCIK).