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La Belgique rejoint le mouvement mondial de lutte contre le travail forcé

10 août 2019

La Belgique a ratifié le Protocole de l’OIT sur le travail forcé, rejoignant ainsi les 37 autres pays qui se sont déjà engagés à combattre le travail forcé sous toutes ses formes.

Photo: Max Mayorov

©lisakristine.com

Le 10 septembre 2019, la Belgique a ratifié le Protocole sur le travail forcé démontrant sa ferme volonté de combattre le travail forcé sous toutes ses formes, y compris la traite des êtres humains et la servitude pour dette. Par cette ratification, la Belgique s’engage à prendre des mesures efficaces pour combattre le travail forcé, protéger les victimes et leur garantir l’accès à des recours efficaces, y compris l’indemnisation.

L’Ambassadeur de Belgique Geert Muylle a déclaré que cette ratification illustrait l’engagement pris par la Belgique de promouvoir les valeurs et les principes de l’OIT. Pour la Belgique, le rôle normatif de l’OIT doit demeurer l’outil privilégié pour garantir la paix et la justice sociale.

«Je suis très heureux de recevoir cet instrument de ratification qui est un nouveau témoignage de l’engagement continu de la Belgique en faveur de la lutte contre le travail forcé sous toutes ses formes», a déclaré Guy Ryder, Directeur général de l’Organisation internationale du Travail. «Cette ratification est d’autant plus importante que l’estimation de l’OIT selon laquelle 24,9 millions de personnes sont victimes de travail forcé à travers le monde rappelle qu’il est urgent d’adopter des mesures efficaces pour éradiquer ce fléau».

À l’échelon national, la Belgique a une longue expérience de lutte contre le travail forcé. Le pays a constamment renforcé son cadre juridique pour combattre la traite des êtres humains en amendant son Code pénal en vue de clarifier et d’étendre la définition de la traite des êtres humains. Elle a aussi créé une Cellule interdépartementale de coordination de la lutte contre la traite et le trafic des êtres humains qui coordonne les initiatives des différents acteurs contre la traite. En outre, elle a adopté son troisième plan d’action pour la période 2015-2019 qui définit sept domaines d’action prioritaires, dont la prévention, la protection des victimes, la recherche, la poursuite et la sanction des auteurs.

En novembre 2017, pendant la Conférence sur le travail des enfants et le travail forcé en Argentine, l’Union européenne avait pris l’engagement de «promouvoir activement la ratification rapide du Protocole sur le travail forcé par les membres de l’UE». La Belgique est le 16e État membre de l’UE à ratifier le Protocole de l’OIT sur le travail forcé.