«Avec la ratification de cet instrument, l’Espagne renforce à nouveau son étroite collaboration avec l’OIT et, en tant que pays qui a ratifié le plus grand nombre de conventions, consolide sa position de leader dans la défense de l’amélioration des conditions de travail « , a déclaré Fatima Báñez García, Ministre de l’Emploi et de la Sécurité sociale.

« Je suis heureux de recevoir cet instrument de ratification qui témoigne une fois de plus l’engagement continu de l’Espagne dans la lutte contre le travail forcé. » a dit Guy Ryder, Directeur-général du Bureau international du Travail. « Cette ratification intervient le lendemain de la publication des estimations mondiales de l’esclavage moderne, qui démontrent l’urgence d’adopter des mesures immédiates et efficaces pour éradiquer ce crime. L’engagement de l’Espagne constitue un pas de plus en direction de l’objectif de 50 ratifications du Protocole d’ici la fin de 2018, promu par la campagne « 50forfreedom» ».

Selon les estimations mondiales, 24,9 millions de personnes sont victimes de travail forcé dans le monde, dont 4,8 millions sous la forme d’exploitation sexuelle. Dans l’économie privée, le travail forcé génère 150 milliards de dollars de profits illégaux par an. Divers secteurs de l’économie sont concernés comme le travail domestique, la construction, la production manufacturée, l’agriculture et la pêche.

Le Protocole exige des États qu’ils adoptent des mesures efficaces pour lutter contre le travail forcé, y compris la servitude pour dettes, le travail domestique forcé ou la traite des personnes, et pour assurer aux victimes une protection et un accès à des mécanismes de recours et de réparation, tels que l’indemnisation.

L’Espagne a une longue expérience dans la lutte contre le travail forcé. C’est l’un des premiers pays à avoir ratifié, en 1932, la convention (n ° 29) sur le travail forcé, 1930. Elle a développé un cadre juridique et institutionnel solide pour lutter contre la traite des personnes, notamment avec l’adaptation  constante des dispositions pertinentes du Code pénal; l’adoption en 2009 d’un premier plan global contre la traite des personnes à des fins d’exploitation sexuelle; et le rôle spécifique joué par l’inspection du travail dans la détection des comportements criminels découlant de l’exploitation au travail ou de la traite de personnes.