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Comment l’OIT contribue à l’éradication du travail forcé dans l’industrie du coton en Ouzbékistan

13 octobre 2017

En Ouzbékistan, environ un adulte sur quatre participe à la récolte annuelle du coton qui se déroule de septembre à novembre. Découvrez ce que fait l’OIT pour prévenir le recours au travail forcé pendant la récolte du coton.

©lisakristine.com

Près d’un quart de la population adulte d’Ouzbékistan – plus de trois millions de personnes – participe à la récolte du coton chaque année. Environ deux tiers sont des femmes. L’OIT surveille le recours au travail des enfants pour la récolte de coton depuis 2013. A partir de 2015, elle a commencé à contrôler la récolte afin de détecter le travail forcé et le travail des enfants dans le cadre d’un accord avec la Banque mondiale.
Il est généralement admis que le recours systématique au travail des enfants a été aboli pendant cette période. Si le travail forcé des adultes perdure, nous constatons aussi des progrès encourageants en vue de son éradication. En septembre 2017, le Président ouzbek Shavkat Mirziyoyev  a prononcé un discours devant l’Assemblée générale des Nations Unies à New York où il a promis de mettre fin au travail forcé dans son pays et a rappelé l’engagement de son gouvernement auprès de l’OIT.

Peu après, le gouvernement ouzbek a annoncé qu’il allait rappeler tous les étudiants et les fonctionnaires travaillant effectivement dans les champs de coton – une avancée majeure vers l’éradication du travail forcé dans ce secteur vital pour son économie.

L’OIT continue à jouer un rôle important à cet égard grâce à son Projet de surveillance par une tierce-partie (TPM en anglais) qui comprend un large éventail d’activités à travers tout le pays.

Dans le cadre du Projet TPM, l’OIT:

  • Mobilise les décideurs au plus haut niveau
  • Forme les personnes directement impliquées dans le recrutement des ramasseurs de coton
  • Assure une surveillance indépendante de l’efficacité des systèmes de recrutement
  • Enquête sur l’expérience de recrutement des ramasseurs de coton
  • Sensibilise aux droits des travailleurs
  • Renforce les mécanismes de communication d’informations
  • Publie les résultats de ses contrôles et fait des recommandations
  • Encourage des réformes de grande ampleur pour l’agriculture et le marché du travail

Pour découvrir comment le projet TPM de l’OIT contribue à promouvoir l’emploi et à protéger les populations d’Ouzbékistan, lisez le blog de Beate Andrees (Cheffe du Service Principes et droits fondamentaux au travail de l’OIT).